LETTRE OUVERTE A :

Conseil des droits de l’homme des Nations unies, place de l’Europe Genève

Cour européenne des droits de l’homme, avenue de l’Europe 67 Strasbourg

Ministère des Affaires Etrangères, quai d’Orsay Paris

Madame FIAT, députée, Pont à Mousson

Au dix-huitième jour de la grève de la faim illimitée menée par les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons de Kenitra, Aït Melloul et Tata au Maroc, les informations qui nous parviennent font état d’une détérioration de leur santé.

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La direction pénitentiaire marocaine rejette systématiquement les revendications légitimes des grévistes, notamment leur transfert dans les prisons du Sahara Occidental pour les rapprocher de leurs familles.

Elle exerce des pressions sur eux en les privant de leurs droits garantis par les Conventions et les traités Internationaux, notamment leur droit de communiquer avec leurs familles ou encore la visite de leurs avocats ; ainsi, les délais pour l’autorisation de visite à leurs clients se comptent en jours alors que la situation nécessiterait des entretiens urgents.

Nous, associations françaises, sommes fortement préoccupées par la situation alarmante de la santé de ces prisonniers sahraouis et nous appelons Le Conseil des droits de l’homme des nations unies, la Cour européenne des droits de l’homme, les responsables politiques du « Pays des droits de l’Homme » et toutes les organisations internationales à intervenir de toute urgence pour faire pression sur le Royaume marocain afin qu’il garantisse les droits légitimes des grévistes sahraouis, comme pour tout détenu d’opinion.

Persuadés de votre intervention, nous vous remercions et vous prions d’accepter nos respectueuses salutations.

 

Pour l’ASPS, son président,

Philippe LECLERCQ

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