Alors qu’on apprend que Marwan Barghouthi et ses camarades palestiniens ont obtenu satisfaction notamment sur leur principale revendication : 2 visites mensuelles plutôt qu’une seule, la justice marocaine expulse les avocats de la défense dans le procès de ceux de « Gdeim Izik »

Oui, Maître Ingrid METTON et Maître Olfa OULED ont été contrainte par la force de quitter le palais de justice (de justice ???) parce qu’elles refusaient de répondre uniquement par oui ou par non aux questions du président. Ce dernier a donc demandé aux policiers présents de les contraindre à sortir. Les 2 avocates françaises refusant, c’est la force policière qui s’est imposée ! Blessées, les 2 femmes ont dû arrêter de faire leur métier! Et le procès a, de nouveau, été reporté, cette fois en juin !

On a bien compris que le royaume joue l’épuisement des avocats de la défense et des observateurs partisans des sahraouis.

Le 14 avril, l’ASPS a été à l’initiative à Nancy, d’un rassemblement suivi d’une « marche silencieuse » pour que chacun se souvienne que la liberté d’expression est un droit et qu’on ne peut pas être emprisonné au prétexte qu’on ne partage pas la même opinion politique qu’un dirigeant. Une centaine de personnes a donc défilé derrière une même banderole signée par une dizaine d’associations* luttant pour le droit des palestiniens, des kurdes, des turcs, des sahraouis, … et de tous les autres !

Comme nous en avions convenu, nous étions bâillonnés (foulard noir) afin de symboliser l’impossibilité de s’exprimer librement dans de nombreux pays.

Un individu missionné et sans doute grassement payé pour la circonstance a tenté de perturber notre manifestation ; les forces de police ont du intervenir pour l’embarquer.

exfiltré

Bien qu’inaudible, on a crû comprendre qu’il affirmait que chacun pouvait s’exprimer au Maroc !!! Bingo pour ce guignol … 10 jours plus tard, le 24 avril, France24 nous apprenait qu’une journaliste de Medi1 TV, responsable de la production et de la présentation de l’émission « Afrique Soir » était suspendue par sa direction parce qu’elle avait osé employer le terme « Sahara Occidental » dans son émission ! Oui, parce que pour le royaume, ce pays n’existe pas et il nie jusqu’à son nom, punissant ceux qui osent en parler …

Notre « défilé » s’est donc poursuivi sans encombre jusqu’à la place Stanislas où une délégation a remis un texte aux autorités préfectorales. Plusieurs participants avaient une pancarte avec le nom d’un prisonnier !

Quelques jours plus tard, le 20 avril, c’est au cinéma « le Royal » à Saint Max que les mêmes organisations projetaient « dis leurs que j’existe » qui racontent « Gdeim Izik » et le combat des prisonniers politiques. Abdi a assuré la traduction du sahraoui qui présenté les évènements de ce camps en octobre 2010. A l’issue, Michelle Lacresse (ACAT) et Claude Mangin, épouse de Naama Asfari, ont animé le débat et répondu aux questions de la soixantaine de participants.

à la sortie

Enfin, c’est à Bar le Duc (55) que nous avons clôturé la série de manifestations en souvenir des prisonniers politiques ; c’est l’ACAT 55 qui a cette fois organisé la projection du film « Dis leurs que j’existe ».

Roger Cuny et Philippe Leclercq ont animé le débat devant une trentaine de participants.

Cette série de manifestations en Lorraine a permis d’attirer l’attention d’un large public sur les conditions de détention des personnes qui n’ont simplement pas le droit de penser différemment du pouvoir en place.

Dans chaque pays, la revendication est la même : « LIBÉREZ LES ! »

  • ACAT, ACTI, AFPS, AKM, ASPS Lorraine, HDK Nancy, HDP Nancy, MAN Nancy, MOC Nancy et NACSE

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