Il semble à nouveau nécessaire de s’appuyer sur l’histoire pour encore expliquer que le Sahara Occidental existe et que ce territoire ne dépend pas du Maroc et que, donc, le royaume est bien l’occupant.

Souvenons nous simplement de la carte que Monsieur Maurice Barbier publie dés 1982, dans son livre de recherche (« le conflit du Sahara Occidental » aux éditions L’Harmattan) ; ce territoire était peuplé de différentes tribus de nomades (une  vingtaine dont les Reguibat, Izarguien, Ouled Delim, Ouled Tidrarin, …)

carte presentation 1

ce n’est qu’au moment où l’Espagne a décidé de quitter le « Sahara Espagnol » (il ne s’est donc jamais appelé Maroc) qui était bien différencié du territoire au  nord, ancien protectorat français. Sur les cartes ci-dessous, il est bien question de 2 territoires distincts. Sur la carte à gauche, on voit le Sahara Espagnol en vert, le Maroc sous protectorat français en vert clair. La partie en rose, au nord, est le protectorat espagnol. De cette époque, il reste 2 enclaves (Ceuta et Mélilla) qui, curieusement, n’ont jamais été réclamées par le Maroc à l’Espagne

Marroco protectorate françaiscarte presentation 2

mais il n’empêche … qu’au départ des espagnols, le roi a bien essayé d’envahir le Sahara Occidental … les 300000 « volontaires »de la « marche verte » qui, en novembre 1975, ont marché au sud vers Farsia, était bien dans une logique de passage en force de la frontière !

Or, si ce territoire était marocain, nul n’était besoin de « l’envahir » … puisque les marocains étaient chez eux … A partir du moment ou les marocains eux-mêmes ont toujours expliquer qu’avec la marche verte, ils avaient « franchi la frontière pour envahir »

Cette action de force était le début de la violence … il y eut la guerre puis le « cesser le feu » dont la régularité est surveillée depuis par la mission de l’ONU (qui doit aussi mettre en place le référendum !!)

Les troupes d’occupation n’acceptent aucune expression sahraouie. Une banderole, un drapeau … et c’est le déchainement comme ici où l’on voit la violence des forces royales

Et peu importe que, devant le bâton, il y ait une femme ou une enfant …

Voilà pourquoi, depuis des années, les rapports des organisations des droits de l’homme condamnent le Maroc pour sa violence. Ou pour le traitement des prisonniers politiques ! De ça nous reparlerons

 

 

 

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