Durant la Semaine de Solidarité Internationale, l’ASPS Lorraine a organisé 5 conférences en Lorraine. De Raon l’Etape à Nancy en passant par Bar le Duc, nous avons ainsi rassemblé environ 200 personnes. Ces personnes ont dialogué avec Faddah et Dida. Elle vient de Layoun, la capitale occupée, et lui est le coordinateur des associations sahraouies en France.juste avant2

Et tous deux expliquent qu’alors que l’occupant impose sa façon de vivre aux populations sahraouis, ou que, les conditions de vie sont difficiles dans le désert, les sahraouis trouvent une nouvelle ressource pour résister … :

Ils maintiennent les traditions, transmettent les usages, reproduisent les gestes. La culture est universelle, une note de musique jouée ici sera la même au nord du Canada qu’au sud du Japon ; les images traversent désormais les océans et confirment la diversité des cultures. Ce tricotage perpétuel, au travers des générations, démontre, à la fois l’existence, mais aussi l’évolution des populations. La culture d’un peuple c’est la reconnaissance de son existence, c’est le maintien de ses traditions, c’est sa participation à la mosaïque qui fait le monde.

La culture c’est l’identité qui rassemble un peuple, c’est la reconnaissance de ce qui « fait société » sur un territoire.
C’est le cas pour toute l’humanité et donc le cas pour les sahraouis.

Nous avons pu détailler ce qui se passait des 2 cotés du mur : si d’un coté on craint les coups de soleil, de l’autre on reçoit les coups de bâton !

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Nous avons pu faire le point sur la situation au Sahara Occidental occupé mais aussi dans les campements de réfugiés.

Ainsi, dans les camps du désert, sont organisés : le festival international de cinéma « Fisahara » à Dahkla, la fabrication d’objets artisanaux, l’école de cinéma à Boujdour, la maison d’édition L’Harmattan (la seule dans un campement de réfugiés) l’Artifariti à Boujdour mais aussi les compétitions sportives internationales telle le « Sahara Marathon » … pendant que dans les territoires occupés, les femmes luttent pour continuer à porter leur vêtement traditionnel, la « melafa », ou se battent pour que l’occupant marocain ne modifie pas les prénoms des enfants sahraouis lors de l’inscription à l’école, une autre volonté de gommer toute trace de l’existence de ce peuple !

Puis, samedi et dimanche, nous avons tenu le stand sur le marché du monde. Des centaines de personnes sont passées sur notre stand durant ces 2 jours et tout notre groupe, sahraouis et français, s’est mobilisé pour apporter l’éclairage nécessaire sur « la dernière colonie d’Afrique ».IMG_5987

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