Lorsqu’on connait un peu l’histoire récente des sahraouis, on sait qu’il y a 40 ans, une partie d’entre eux a dû fuir le Sahara Occidental, à cause de la guerre avec les marocains.

Des familles ont traversé le désert pour arriver sur le territoire algérien, autour de la ville de Tindouf. Là, le gouvernement leur a permis d’occuper un territoire … où ils sont toujours aujourd’hui, dans l’ignorance générale !

Ce qui est à retenir, c’est qu’à chaque étape de leur périple dans le désert, 2 tentes étaient montées immédiatement : celle pour la santé et celle pour l’enseignement.

Jamais, les sahraouis n’ont oublié de consacrer un temps à l’éducation de leurs enfants …IMG_4982 IMG_4771

Aujourd’hui, lorsqu’on visite les camps de réfugiés, dans toutes les daïras, on trouve dispensaire et école et parfois même une crèche pour les petits. L’éducation a une place essentielle dans la vie de la famille. Pour les garçons comme pour les filles ! La catastrophe enregistrée en octobre avec les pluies diluviennes ont obligé les écoles à fermer … quelques jours seulement !

Et si au départ, il s’agissait surtout d’apprendre à lire et à compter, désormais l’enseignement général prend en compte l’enseignement des langues. Ainsi, dans plusieurs (et bientôt dans tous) camps, les écoles ont des professeurs, et donc des classes, de français et d’espagnol. Ceci depuis que l’ASPECF permet aux sahraouis de devenir professeur de ces langues. Cette année, pour la rentrée, les responsables ont dû organiser un concours de sélection parmi les postulants afin de n’en retenir qu’une dizaine. Nous avons pu le constater à l’école Suilem dans le campement d’Aousserd.Mbarkalina

Cette émancipation progressive démontre la volonté, pour chaque sahraoui, d’exister et de maintenir sa culture. Nous reviendrons sur tous les aspects culturels développés dans les camps, sous l’impulsion de la Ministre de la Culture, Khadija Hamdi

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