Ces jours derniers, Bérangère Musseau* publie un article très détaillé et bien documenté sur la question du Sahara Occidental. Retrouvez l’intégralité de l’intervention ici

Elle s’est appuyée sur plusieurs conversations et sur différentes expériences. Après avoir rencontré deux spécialistes (Jean-Paul Le Marec* et Colette Blais*) et constaté que « La France est le premier partenaire économique et le premier client du Maroc », elle conclut :

Ce sont bien les intérêts, économiques ou sécuritaires, des grandes puissances qui priment sur la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

Au sujet des sahraouis exilés dans les camps de Tindouf, à l’issue de sa conversation avec Colette Blais, elle est certaine qu’ils espèrent tous vivement quitter un jour pour un pays dans lequel ils seraient souverains

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A ceux qui ne s’en souviennent plus, Bérangère remet en mémoire que « depuis 1963, le territoire est inscrit sur la liste des territoires non autonomes auxquels s’applique la résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. »

Mais l’auteur du texte fait aussi état de son inquiétude ; dans les camps, certains trouvent le temps trop long et pourraient prêter une oreille plus attentive aux propositions excessives … « On » commence a évoquer la radicalisation religieuse et « on » commence à craindre

« l’islamisation grandissante//des jeunes de Tindouf »

Alors, même si « un parti politique marocain, « la Voie Démocratique », s’est ouvertement prononcé pour l’indépendance« , l’étudiante (en Master à Sciences Po) s’étonne « de constater à quel point le lobby marocain est puissant, l’attrait du tourisme et des échanges commerciaux masquant avec habileté ce conflit oublié« .

Malheureusement, (et ce n’est pas le rôle de son intervention) elle n’a pas trouvé la clé qui permettrait d’enfin répondre à l’espoir des derniers colonisés d’Afrique

  • *Jean-Paul Le Marec : secrétaire de la plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui qui regroupe vingt-six associations
  • *Colette Blais : responsable de l’association Enfants réfugiés du monde Loire-Atlantique et infirmière de profession, qui se rend régulièrement dans les camps de Tindouf.
  • *Bérangère Musseau MASTER recherche Sciences Po Paris

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