Sur la guerre qui a opposé le Front Polisario au Maroc, il est intéressant de lire le blog de Diaspora Saharaui
Voilà ce qu’on peut y lire :
« Près de 24 ans se sont écoulés depuis l’instauration du cessez-le-feu au Sahara Occidental. En effet, le 6 septembre 1991, sous l’égide de l’ONU, le Front Polisario et le Maroc ont mis fin aux hostilités qui les affrontent depuis le retrait de l’Espagne du Sahara Occidental et l’invasion de ce territoire par le Maroc. »

L’arrêt des combats entre les armées marocaine et sahraouie a eu pour conséquence la disparition de ce conflit de la scène médiatique. Depuis, une nouvelle génération de marocains a grandi dans le silence total sur la réalité de ce qui se passe dans l’ancienne colonie espagnole muselée par le Makhzen.
Cette nouvelle génération n’a pour source que la puissante machine médiatique du régime qui diabolise les sahraouis et tente d’occulter l’héroïque résistance des habitants autochtones contre, d’abord, le colonialisme espagnol, et l’envahisseur marocain, ensuite.
L’épopée enregistrée par l’armée sahraouis dans ses combats contre les FAR du Maroc a contraint le roi Hassan II à faire recours à la construction d’un mur militaire de défense à l’aide de la France et d’Israël.
Parmi les batailles les plus célèbres, celle de Guelta Zemmour du 13 octobre 1981 et dans laquelle j’ai eu l’honneur de participer dans le cadre de l’unité qui commande le missile anti-aérien SAM-6.
La garnison de plus de 2600 hommes fut anéantie. Les troupes sahraouis ont capturé 230 prisonniers marocains et l’armée de l’air marocaine a perdu 5 appareils (Un C-130, un F-5, deux Mirage et un Puma) au cours des combats.
La débacle causée par cette attaque énerva Hassan II qui a convoqué en personne le chargé d’affaire de l’ambassade soviétique à Rabat pour lui demander de transmettre aux dirigeants soviétiques “les vives protestations de sa Majesté contre la présence de missiles soviétiques de type SAM 6 dans la région”.
L’armée américaine a aidé la marocaine à combattre les missiles SAM-6 avec des stages de formation à Meknès et la fourniture d’ALQ-119 et 10 ALE-38 pour les F-5 mais la formation était très difficile car il y avait un manque très important de pilotes et surtout l’Anglais faisait défaut (c’est des pilotes français qui on été formés par les États-Unis qui ont volé au secours des marocains)
la vidéo est jointe à l’article :
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